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les auxillières du jardin

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les auxillières du jardin

Message  tipois le Mer 25 Mar - 8:30

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Syrphe pyrastre Scaeva pyrastri
 
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Syrphe Meliscaeva cinctella
 
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Syrphe ceinturé Episyrphus balteatus, un des plus communs dans nos jardins.
 
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Larve de syrphe ceinturé.
 
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Pupe de syrphe ceinturé, reconnaissable à son aspect en "goutte d'eau sale".
 
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Pupe de syrphe ceinturé juste avant éclosion.
 

Les syrphes

Les syrphes appartiennent à l’ordre des diptères, communément appelés mouches, et plus particulièrement à la famille des syrphidés. Cette famille comprend environ 500 espèces en France. Participant à la pollinisation des fleurs, certaines espèces raffolent également de pucerons au stade larvaire.

RECONNAITRE

Les adultes mesurent entre 7 et 15 mm et arborent des rayures jaunes et noires les faisant ressembler à des abeilles ou de guêpes. Les syrphes sont remarquablement rapides et ont une aptitude au vol stationnaire caractéristique mais apparaissent moins actifs une fois posés sur les fleurs. Ils possèdent des antennes très courtes.
Les larves sont quant à elles dépourvues de pattes, de couleur blanche ou vert translucide et parfois en queue-de-rat. Elles mesurent entre 8 et 15 mm.
Le syrphe ceinturé (Episyrphus balteatus) qui mesure de 7 à 11 mm, est un des syrphes que l’on rencontre le plus souvent au jardin.

Ne pas confondre avec

Du fait de leur couleur, les syrphes sont souvent confondus avec les guêpes, les bourdons ou les abeilles, cependant les syrphes sont plus petits, fins et inoffensifs (ils n’ont pas de dard). De plus, ils n’ont pas de taille de guêpes et ne possèdent que deux ailes. Même leurs prédateurs peuvent s’y tromper, une chance pour eux !

BIOLOGIE

Les femelles déposent leurs œufs isolément ou par paquets en général au milieu d’une colonie de pucerons. Les œufs sont blanchâtres et mesurent environ 1 mm. Après une semaine d’incubation, les larves naissent et se nourrissent de leurs proies. Les larves consomment des pucerons : elles peuvent en tuer jusqu’à 300 en une nuit mais n’en mangent que 30 à 40. Certaines larves se nourrissent aussi de débris organiques ou de végétaux en décomposition. 15 jours après l’éclosion, la larve atteint le stade nymphal. L’adulte émerge au bout de deux semaines et se nourrit de pollen et de nectar, participant ainsi activement à la pollinisation.
Les syrphes hibernent rarement à l’état adulte mais plutôt à l’état larvaire. Ils ont une pointe d’activité en juin et juillet mais sont présents de février à novembre et sont de sortie par temps ensoleillé. Ils peuvent vivre jusqu’à 3 ans.

ACCUEIL DANS LE JARDIN


  • Evitez d’utiliser tous traitements insecticides auxquels les syrphes sont sensibles.
  • Laissez se développer des plantes sauvages et semez-en éventuellement. Coquelicot, menthe, phacélie, achillée millefeuille, bouton d’or, pâquerette, etc. sont riches en nectar et en pollen et nourrissent les adultes. Choisissez une variété d’espèces de façon à étaler la période de floraison et ainsi d’offrir des ressources aux syrphes de la sortie de l’hiver (centaurée, lotier corniculé, pimprenelle, souci, véroniques, etc.) et à son entrée (tournesol, chardon, pissenlit, etc.).
  • Conservez ou construisez des abris pour les syrphes : vieux bâtiments, rochers, tas de feuilles, faces inférieures de feuilles persistantes, creux des écorces, feuillage épais du lierre, fagot de tiges creuses, etc.

 
Sources: Noé Conservation, SNHF

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Re: les auxillières du jardin

Message  tipois le Mer 25 Mar - 8:31

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Un carabe doré avec une de ses proies. Les couleurs du carabe doré en font un insecte d'aspect attrayant.
 
 
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Le carabe des bois a une carapace noire qui possède des reflets violacés.
 
 
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La tête du carabe est plus étroite que le thorax et ses élytres présentent des sillons.
 
 
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Vue de face du carabe des bois.
 
 
 


Les carabes

Les carabes sont des coléoptères prédateurs de nombreux ravageurs du jardin, réels alliés du jardinier. Il existe plus de 50 espèces de carabes en France et les plus rencontrés au jardin sont le carabe doré (Carabus auratus) et le carabe des bois (Carabus nemoralis).

RECONNAITRE

Les carabes adultes mesurent entre 8 et 50 mm. Une de leurs caractéristiques est leur carapace à reflets souvent sombres (verts, bronzes, violets ou bleus) et les sillons sur leurs élytres. Leurs mandibules sont acérées et leur tête est plus étroite que le thorax. Comme tous les coléoptères, ils ont deux paires d’ailes : la première, appelée élytres, est transformée en carapace allongée, tandis que la deuxième est atrophiée si bien qu’ils sont incapables de voler. En revanche, ce sont des insectes terrestres très rapides.

Ne pas confondre avec

Les carabes peuvent se confondre avec des scarabées. Leur forme est cependant plus allongée et le fait qu’ils ne peuvent pas voler est une caractéristique essentielle pour les identifier. Les scarabées ont d’autre part des antennes courtes en forme de massues alors que les carabes ont des antennes longues.

BIOLOGIE

Les œufs sont déposés en terre humide au courant du printemps ou de l’automne selon les espèces. Ils sont contenus dans de petites logettes construites par l’extrémité de l’abdomen des femelles. L’incubation dure généralement 10 à 15 jours. L’œuf ayant éclos, la larve fabrique ensuite une loge assez profondément dans la terre ou dans le bois mort pour muer jusqu’au stade de nymphe. La loge accueillera pour finir l’imago (l’adulte). Il y a plusieurs générations au cours de l’année et les adultes peuvent passer l’hiver et vivre parfois jusqu’à 3 ans.
Larves comme adultes se nourrissent de mollusques (limaces et escargots) mais aussi de pucerons, de larves de taupin, de vers ou encore de chenilles. Les carabes digèrent d’une manière très particulière. En effet, ils ingurgitent leur proie seulement lorsque celle-ci est morte et prédigérée après l’avoir mordue et imprégnée de sucs digestifs. Leur digestion est dite "extra-orale".
A la recherche de fraicheur, les carabes ont une activité plutôt crépusculaire et nocturne.
Ils sont eux-mêmes la proie de nombreux prédateurs (crapauds, hérissons, chouettes, etc.) et constituent un maillon important de la chaine alimentaire d’un jardin. Les carabes sont des indicateurs pertinents de biodiversité dans les espaces naturels (notamment les prairies). La présence de nombreuses espèces de carabes reflète une grande diversité de proies et de prédateurs.

ACCUEIL DANS LE JARDIN


  • Evitez l’utilisation de pesticides et autres produits chimiques qui sont directement à l’origine du déclin des carabes. Ils peuvent être eux-mêmes directement touchés ou bien se nourrir d’insectes contaminés.
  • Evitez de placer des pièges à limaces de type contenant rempli de bière dans lesquels les carabes (entre autres) peuvent se noyer.
  • Favorisez un jardinage sans labour afin d’éviter la destruction des œufs enfouis dans le sol. À défaut, conservez au moins quelques zones non labourées.
  • Laissez pousser les herbes sauvages, notamment au pied des haies, et disposez une vieille souche de bois et des pierres. Les carabes pourront s’y réfugier pendant la journée - avant de repartir chasser la nuit - et durant la mauvaise saison.

 
Sources: Noé Conservation, SNHF

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Re: les auxillières du jardin

Message  tipois le Mer 25 Mar - 8:34

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Pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus).
 
 
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Une peau membraneuse relie les membres et le corps des chauves-souris.
 
 
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Nouveau-né de pipistrelle commune.
 
 
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Pipistrelle commune adulte (femelle).




 


 

Les chauves-souris

Les chauves-souris sont des petits mammifères volants parfaitement inoffensifs pour l’homme. Souffrant parfois d’une image négative et associées au mythe des vampires, elles rendent pourtant de nombreux services au jardinier. Il en existe 34 espèces en France.

RECONNAITRE

Les chauves-souris, munies d’une peau membraneuse qui relie leurs doigts, leurs membres et leur corps, sont les seuls mammifères volants. Elles se posent rarement au sol, s’agrippant la plupart du temps à des aspérités avec leurs griffes, tête à l’envers.
Grâce au phénomène d’écholocation, c’est à dire à l’émission et la réception d’ultrasons, elles ont la capacité de se diriger dans l'obscurité tout en évitant les obstacles et en localisant leurs proies.
La Pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus) est l’espèce la plus répandue en Europe. Elle est présente partout en France. Elle mesure environ 6 cm de long pour 20-22 cm d’envergure et est très légère (5 g en moyenne).

BIOLOGIE

Les chauves-souris sont des animaux nocturnes qui capturent leurs proies dès le crépuscule : moustiques, papillons de nuit et autres insectes les plus abondants et les plus gros font partie de leur menu.
Elles hibernent après l’accouplement dans des abris obscurs à température constante et forte humidité. La fécondation n’a lieu qu’au printemps, lorsque les conditions sont propices, la semence du mâle étant conservée dans le corps de la femelle durant toute la période hivernale. Les femelles mettent bas en groupe dans des fissures, cavités (murs, arbres morts,…) ou combles de bâtiments. Les petits sont élevés jusqu'à la fin août, date à laquelle ces derniers seront capables de se débrouiller seuls. Habituellement, chaque femelle n’élève qu’un seul petit par an.

ACCUEIL DANS LE JARDIN


  • Les chauves-souris souffrent de l’utilisation des insecticides qui réduisent la quantité de nourriture disponible. Evitez donc l’utilisation de pesticides.
  • Offrez-leur des combles obscurs et calmes et laissez quelques fissures à leur disposition. Les chauves-souris trouvent de moins en moins de gîtes, soit parce qu’elles sont mal aimées soit, plus fréquemment, par méconnaissance.
  • Les arbres présentant des cavités constituent des gîtes intéressants pour les chauves souris. Conservez-les autant que possible.
  • Fabriquez des abris à leur intention et mettez-les contre un mur ou un arbre, hors de portée des chats.
  • Réduisez au maximum l’éclairage nocturne du jardin car il fait fuir de nombreuses espèces de chauves-souris.

     

Sources: Noé Conservation, SNHF

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Re: les auxillières du jardin

Message  tipois le Mer 25 Mar - 8:35

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Chrysope adulte sur un laurier rose.
 
 
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Oeuf de chrysope et son pédoncule sur un chardon.
 
 
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Larve de chrysope en train de dévorer des pucerons.
 
 
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Chrysope commune ou "lion des pucerons", Chrysopa perla.
 
 
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Chrysopa pallens, la chrysope pâle.
 


Les chrysopes

Discrète dans le jardin, l’une des chrysopes les plus communes est surnommée le "lion des pucerons" (Chrysopa perla). Les chrysopes sont, au même titre que la coccinelle, de véritables alliées du jardinier.

RECONNAITRE

Avec leurs yeux cuivrés luisants, leur deuxième surnom est celui de "mouches aux yeux d’or" ou "demoiselle aux yeux d’or" pour la chrysope verte. Les chrysopes font partie de l’ordre des névroptères. Leurs ailes longues et délicates possèdent de nombreuses nervures sinueuses sur fond translucide bleuâtre, verdâtre ou jaunâtre. Les antennes sont longues et mobiles. Leur envergure peut atteindre 20 à 28 mm et les adultes ont une longueur allant de 10 à 15 mm. La larve de chrysope est quant à elle brun-jaune à gris et fusiforme et mesure 7 à 8 mm.
Parmi les espèces de chrysopes existantes, les plus communes restent la chrysope pâle (Chrysopa pallens), la chrysope verte commune (Chrysoperla carnea) qui est également élevée pour la lutte biologique et la chrysope commune Chrysopa perla. A noter, Chrysoperla carnea regroupe en fait un complexe d’espèces jumelles très proches morphologiquement (4 espèces en France).

BIOLOGIE

Les œufs de couleur verte, fixés à l’extrémité d’un pédoncule fin, sont pondus de février à mars près de colonies de pucerons. Les larves peuvent apparaître dès avril et se nourrissent du contenu de leurs proies après liquéfaction. Le début de la reproduction et la fécondité des femelles dépend du climat ainsi que de la quantité de nourriture disponible.
Une larve peut consommer de 200 à 500 pucerons pendant son développement mais se nourrit aussi de thrips, d’acariens, de mouches blanches et de cochenilles. La larve se transforme ensuite en nymphe, puis l’adulte en sortira. Le cycle de développement complet dure de 3 semaines à deux mois et deux à trois générations peuvent se succéder sur une saison.
Pour se protéger du froid, les adultes se réfugient tout l’hiver dans des tas de bois, des haies, des abris de jardin, des dépendances de maisons, sous les feuilles mortes, etc. Ils changent alors de couleur pour devenir jaunâtres ou brunâtres à rougeâtres. Ils reprendront leur couleur verte au printemps.
Se nourrissant de pollen, de nectar et de miellat, les adultes fréquentent les arbres fruitiers, les arbustes et les haies mais aussi la végétation herbacée et les plantes cultivées.

ACCUEIL DANS LE JARDIN


  • N’utilisez pas de pesticides, les chrysopes y étant très sensibles.
  • Fabriquez un abri à chrysope avec une simple boîte en bois percée de plusieurs petits trous de 10 à 15 mm de diamètre remplie de paille, de foin ou de lanières froissées de papier journal. Vous pouvez par exemple la fixer sur un arbre à l’abri des vents et des pluies. Pensez à rentrer l’abri dans votre garage en hiver pour protéger les adultes du froid !
  • Leurs œufs peuvent faire penser à de la moisissure, attention de ne pas les confondre !
  • Plantez bourrache, capucine, aneth, carotte sauvage ou encore fenouil, fréquentés par les chrysopes pour se nourrir ou pondre.

 
Sources: Noé Conservation, SNHF

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Re: les auxillières du jardin

Message  tipois le Mer 25 Mar - 8:36

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Coccinelle à sept points adulte.
 
 
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Coccinelle à deux points en train de pondre.
 
 
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Trois individus montrant la variabilité des coccinelles asiatiques
 
 
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Oeufs de coccinelle sur fenouil.
 
 
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Larve de coccinelle asiatique sur feuille d'ortie.
 
 
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Larve de coccinelle à sept points dévorant des pucerons. Les motifs des larves permettent de distinguer les coccinelles indigènes des coccinelles asiatiques.
 
 


Les coccinelles

Les coccinelles sont probablement les plus connues des alliés du jardinier. Avec près d’une centaine d’espèces en France, la majorité d’entre elles sont en effet prédatrices d’insectes ravageurs comme les pucerons et les cochenilles.

RECONNAITRE

Les coccinelles se reconnaissent très facilement par leur morphologie bombée et ovale ainsi que les points dessinés sur leurs élytres. Les associations de couleurs sont variables selon les espèces (des points noirs, rouges ou jaunes sur des fonds noirs, rouges ou jaunes) ainsi que le nombre de points (entre 2 et 22 points). Une grande variabilité de formes et de couleurs existe au sein de chaque espèce. Leur taille varie entre de 1 et 10 mm.
L’une des plus communes en Europe est la coccinelle à sept points (Coccinella septempunctata). Rouge à 7 points noirs, elle mesure entre 5 et 8 mm de longueur. Sa larve grise tachée de jaune ressemble à une chenille et peut atteindre 1 centimètre. Cette coccinelle fréquente de préférence la strate herbacée et est donc plus efficace sur la végétation basse que sur les arbres du verger.

Ne pas confondre avec

Les coccinelles peuvent difficilement se confondre avec d’autres insectes. Cependant, les coccinelles indigènes ne peuvent être facilement distinguées des coccinelles asiatiques (Harmonia axyridis) à l’âge adulte. Les coccinelles asiatiques mesurent au moins 7 mm, leur couleur varie du jaune-orangé au rouge et elles possèdent de 0 à 9 points. On ne peut distinguer les coccinelles indigènes des asiatiques qu’au stade larvaire. Introduites en France pour lutter contre les ravageurs, les coccinelles asiatiques sont envahissantes et dévorent les larves des coccinelles indigènes. Elles ont un comportement hivernal grégaire plus affirmé que les coccinelles indigènes : elles se réfugient souvent dans les maisons en grand nombre.

BIOLOGIE

A la sortie de l’hiver, les femelles pondent des centaines d’œufs jaune clair par paquets sur la partie inférieure des feuilles des plantes accueillant des colonies de pucerons. 3 à 5 jours après la ponte, les larves naissent et commencent à se nourrir de leurs proies. Les larves muent en général 3 fois avant d’atteindre le stade de nymphe. Ce stade dure environ 8 jours puis la coccinelle adulte n’émerge. Au bout d’un mois l’adulte sera en capacité de se reproduire. Il peut vivre jusqu’à un an.
Les coccinelles adultes comme les larves sont friandes de pucerons qu’elles dévorent avec voracité. Une larve peut tuer jusqu’à une centaine de pucerons par jour tandis qu’un adulte en détruira plusieurs dizaines. Lorsqu’elles sont abondantes, toutes les proies tuées ne seront pas consommées (ou pas dans leur totalité). Les coccinelles adultes se nourrissent également de cochenilles, d’aleurodes, d’acariens et plus rarement de moisissures. Lorsque les proies sont plus rares, les coccinelles peuvent se nourrir de pollen et de nectar de fleurs ainsi que de débris végétaux. A l’éclosion, les larves peuvent consommer des œufs non éclos s’il n’y a pas de proies à proximité directe.
Grâce à leurs couleurs synonymes de toxicité elles se font peu attaquer. De plus, elles sécrètent un liquide répulsif dont le goût éloigne plus d’un prédateur.

ACCUEIL DANS LE JARDIN


  • Apprenez avant tout à reconnaître les œufs et larves de coccinelles afin de ne pas les détruire par méprise et pour favoriser leur épanouissement dans votre jardin.
  • Ne traitez pas car les coccinelles sont sensibles aux pesticides qui peuvent se révéler fatals pour elles.
  • Favorisez les plantes hôtes des proies des coccinelles comme l’ortie, le sureau, le séneçon, la molène, etc. Ces plantes constituent également d’excellents abris pour que les coccinelles passent l’hiver ainsi que le fenouil qui leur offre du pollen. L’orge peut également être utilisée comme plante réservoir de pucerons, utile car ce puceron est spécifique des graminées.
  • Des feuilles mortes laissées à terre au pied d’arbres et d’arbustes, un mur en pierre sèche ou des arbustes à feuillage persistant permettront aux coccinelles de s’abriter en hiver. Il existe également des abris à coccinelle qui sont destinés aux espèces qui hivernent sur les arbres.
  • Soyez vigilant si vous acheter des œufs de coccinelles : achetez préférentiellement des coccinelles indigènes (Coccinella septempunctata, Adalia bipunctata).

 
Sources: Noé Conservation, SNHF

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Re: les auxillières du jardin

Message  tipois le Mer 25 Mar - 8:36

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Crapaud commun dans l'herbe.
 
 
 
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Pose (forcée) pour ce crapaud.
 
 
 
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Ponte de crapaud commun dans une mare.
 
 
 
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Groupe de têtards.
 
 
 
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Crapaud commun adulte.
 
 


Le crapaud commun

Le crapaud commun (Bufo bufo) est l'espèce de crapaud la plus répandue en Europe. Son apparence n’est pas appréciée de tous, il est pourtant un précieux allié du jardinier et figure sur la liste rouge des espèces menacées dans certaines régions de France.

RECONNAITRE

C’est le plus gros crapaud d’Europe. La femelle, plus grande que le mâle, peut atteindre plus de 12 cm. Sa peau verruqueuse marron grise est ornée de saillies qui sont en fait des glandes sécrétant un venin antiseptique et visant à repousser les prédateurs. Ces pustules sont sans danger pour quiconque manipule le crapaud commun mais par précaution il vaut mieux porter des gants pour éviter toute irritation. Autre élément remarquable : ses yeux qui sont profondément cuivrés et délicatement veinés d’or.

Ne pas confondre avec

Le crapaud calamite et le crapaud vert sont les deux espèces les plus proches du crapaud commun. Bien qu’elles présentent le même aspect massif et verruqueux, elles ont une ligne jaune le long de la colonne vertébrale que le crapaud commun n’a pas et peuvent présenter un aspect marbré de camouflage vert tendre.

BIOLOGIE

La reproduction a lieu entre mars et avril. Les mâles, beaucoup plus nombreux, et les femelles se rassemblent la nuit dans les plans d’eau assez profonds où ils sont en général nés. Lors de leur trajet vers ce site, les mâles s’agrippent sur le dos des femelles dès leur rencontre et s’y maintiennent fermement pour se reproduire.
Une fois arrivés à l'eau, les œufs sont déposés en longs rubans emmêlés dans la végétation. Les prédateurs en détruisent la majorité et seule une petite partie donne ensuite naissance à des têtards au début du printemps.
En dehors de la ponte, le crapaud commun peut vivre dans divers milieux éloignés des plans d’eau (forêt, champs, prairies…).
Le crapaud commun est gourmand : il mange araignées, vers de terre, cloportes et mille-pattes mais aussi limaces, escargots, chenilles ou fourmis qu’il attrape avec sa langue collante ! Il joue un rôle important dans l’écosystème du jardin en régulant un certain nombre de population d’espèces et en étant la proie d’autres animaux comme le hérisson, la couleuvre, le renard, la martre et la corneille.
Les œufs ou les têtards sont dévorés par les larves de libellules, les grenouilles, les tritons, les salamandres ou de nombreux poissons comme le brochet.
Pour se défendre, les crapauds disposent d’une arme chimique efficace vis-à-vis de leurs prédateurs. Ils sont en effet capables d’excréter une substance blanchâtre et laiteuse lorsqu'ils sont agressés, notamment au niveau des glandes parotoïdes situées derrière les yeux.

ACCUEIL DANS LE JARDIN


  • Evitez d’utiliser des produits chimiques. Selon sa place dans la chaîne alimentaire d’un jardin, il peut manger des insectes empoisonnés et empoisonner à son tour ses prédateurs.
  • Offrez-lui des abris pour passer l’hiver : il peut trouver refuge sous un tas de pierres, dans un tas de bois ou de feuilles mortes, sous des vieilles tuiles ou une vieille souche…
  • Laissez  dans votre jardin un coin naturel où vous ne passerez pas la tondeuse dont les lames tuent les crapauds.
  • Ne les déplacez pas. Fidèles à leur lieu de naissance, ils tenteront toujours de revenir à leur source.

 
Sources: Noé Conservation, SNHF

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Re: les auxillières du jardin

Message  tipois le Mer 25 Mar - 8:37

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Le hérisson d'Europe, Erinaceus europaeus.
 
 
 
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S'il est dérangé ou se sent en danger, le hérisson se roule en boule partiellement, comme sur cette image, ou complétement.
 
 
 
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Trois petits agés de seulement 1 jour.
 
 
 
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Conservez des accès à l'eau dans votre jardin, vous verrez peut-être un hérisson se désaltérer !
 
 
 
 


Le hérisson

Petit mammifère fort sympathique, le hérisson est un ami précieux du jardinier car il est friand de limaces et d’escargots. Cependant, trafic routier, urbanisation et utilisation de pesticides mettent sa vie en danger. Il s’agit d’un animal protégé sur le territoire français depuis 1981 et il est interdit de le capturer ou de le détenir.

RECONNAITRE

Très facile à reconnaître, le hérisson d’Europe (Erinaceus europaeus) possède un museau allongé et des piquants caractéristiques sur le dos. La couleur de ces piquants varie du brun au beige et ils servent à décourager ses prédateurs.
Le hérisson mesure jusqu’à 34 cm de long et 15 cm de haut à l’âge adulte pour un poids allant de quelques centaines de grammes au printemps à plus d’1 kg à l’automne.
Les petits ont une peau rose et des piquants mous et clairs qui seront ensuite remplacés par des piquants plus foncés et durs.
Lorsqu’il se sent en danger, le hérisson se roule en boule pour se protéger, technique efficace contre ses prédateurs puisqu’à ce jour le blaireau est le seul animal qui semble réussir à « ouvrir » un hérisson roulé en boule. Ses autres prédateurs (renards, chiens…) doivent être assez rapides pour le mordre avant qu’il ait pu se rouler entièrement en boule.

BIOLOGIE

Le hérisson se nourrit principalement de limaces et d’escargots mais aime aussi les vers de terre, les chenilles, les hannetons, les charançons, les mille-pattes, les forficules (perce-oreilles), les fruits tombés au sol ou accessibles… Plus rarement, il peut se régaler d’oisillons, d’œufs, de campagnols, de grenouilles, de couleuvres ou d’orvets, et même de charognes. Il joue un rôle important de régulation au jardin.
Durant l’hiver, le hérisson hiberne dans un nid rempli de feuilles, de mousses ou de brindilles, sous un tas de bois ou dans une haie. Du printemps à l’automne, il sort chasser plutôt en début et en fin de nuit. Il se déplace sur un grand territoire d’au moins 1 hectare dont il a besoin pour se nourrir et trouver un partenaire.
La femelle met bas en été jusqu’à 5 petits.

ACCUEIL AU JARDIN


  • Abandonnez les pesticides qui se retrouvent dans la chaine alimentaire et donc par exemple dans les limaces que mangent le hérisson.
  • Rentrez vos animaux domestiques la nuit pour éviter qu’ils ne perturbent le hérisson.
  • Laissez les abords du nid tranquille. Avant de tailler, débroussailler ou remuer un tas de feuilles, des branchages vérifiez qu’il n’y ait pas de nid de hérisson.
  • Le hérisson a besoin d’un grand territoire, facilitez son déplacement en laissant une ouverture d’au moins 15 cm de côtés à la base de vos murs ou de vos clôtures.
  • Vous pouvez fabriquer un abri à hérisson pour qu’il passe l’hiver ou tout simplement conserver tas de feuilles et tas de bois susceptibles d’en accueillir.
  • Ne les nourrissez pas, s’ils sont dans votre jardin c’est qu’ils y trouvent de quoi manger ! Evitez en particulier le lait qui leur donne des diarrhées qui les affaiblissent et les rendent vulnérables. Vous pouvez par contre maintenir de l’eau à disposition dans votre jardin, par exemple dans une coupelle
  • Attention aux filets de protection qui sont des pièges mortels pour les hérissons..
  • Equipez vos piscines, bassins ou autres trous de couvercles ou « d’échelles de secours » pour que le hérisson puisse ressortir facilement.
  • Soyez vigilant sur la route, les hérissons y chassent souvent les vers de terre après une pluie !

 
Sources: Noé Conservation, SNHF

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Re: les auxillières du jardin

Message  Princesse le Mer 25 Mar - 8:37

les syrphes adorent mes cosmos, c'est étonnant la vitesse de leur battement d'ailes, tout ça pour faire du sur place :mdr:


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Re: les auxillières du jardin

Message  tipois le Mer 25 Mar - 8:38

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Merle noir mâle se reconnaissant à sa couleur noire, son bec orange ainsi qu'au cercle orange entourant son oeil.
 
 
 
 
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La femelle du merle noir est plus claire et peut plus facilement se confondre avec d'autres espèces.
 
 
 
 
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Nid de merle contenant deux oeufs.
 
 
 
 
 
 


Le merle noir

Le merle noir (Turdus merula), très commun sous nos régions, est un oiseau sédentaire plein de vivacité. Il fréquente souvent la pelouse à l’affut des vers de terre et insectes. Robuste et doué d’une très grande capacité d’adaptation, cet oiseau maintient sa population nombreuse, notamment en milieu urbain.

RECONNAITRE

Avec son plumage noir, le cercle fin de couleur jaune autour de ses yeux et son bec jaune orangé, le mâle se reconnaît aisément. En période de reproduction cette coloration orangée devient très vive. Son envergure est en moyenne de 35 cm. La femelle et le jeune sont bruns.
Le merle noir émet des cris d’alerte très discordants mais possède un chant d’une réelle virtuosité. Sa mélodie se fait notamment entendre au début du printemps dès les premières lueurs du jour lorsque le mâle, perché en hauteur, cherche à délimiter son territoire. Il s’observe aussi bien en ville qu’à la campagne ou en forêt.

Ne pas confondre avec

La femelle peut se confondre avec la grive musicienne, espèce appartenant à la même famille des turdidés. Le ventre de la grive est cependant plus clair et ses taches plus marquées. En France on rencontre aussi le merle à plastron, espèce montagnarde, migratrice et bien moins présente que le merle noir. Comme son nom l’indique, il porte une large tache blanche sur la poitrine, contrastant avec le reste du plumage.

BIOLOGIE

Le merle noir se nourrit de vers de terre, de larves d’insectes, d’escargots mais aussi de fruits, de graines et de baies. Il chasse principalement sur les pelouses en sautillant. Vivant essentiellement dans un environnement « domestique », il peut donc s’alimenter toute l’année en adaptant son régime aux conditions environnementales et climatiques. Il apprécie aussi fruits mûrs ou pourris, raisins secs, fromage, graisse, miettes diverses en hiver.
Le couple prépare son nid à base de brindilles, d’herbes sèches, de mousses, de feuilles et de boue dans une haie, un buisson, ou dans du lierre contre le mur. Une fois pondus, les œufs, entre trois et cinq et d’un bleu verdâtre et moucheté de brun, sont couvés pendant deux semaines. Le mâle remplace la femelle lorsqu’elle a besoin de s’alimenter. Jusqu’à 5 nichées sont possibles dans la même année. En dehors de la période de reproduction, de mars à juillet, le merle noir a un comportement grégaire.

ACCUEIL DANS LE JARDIN


  • Plantez des buissons épais qui lui fourniront baies et chenilles (troènes, sureau noir, roncier, aubépines, houx, cotonéaster, pyracantha…) ou du lierre grimpant pour qu’il ait un abri où confectionner son nid.
  • Conservez des zones de pelouses basses dans votre jardin, sa zone de chasse privilégiée.
  • Laissez des pommes abîmées au sol en hiver.
  • Si vous souhaitez protéger vos fruits (les fraises notamment), installez des filets de protection.
  • N’utilisez pas de pesticides.

 
Sources: Noé Conservation, SNHF

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Re: les auxillières du jardin

Message  tipois le Mer 25 Mar - 8:39

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Punaise prédatrice du genre Rhinocoris.
 
 
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"Gendarme" Pyrrhocoris apterus, une des punaises les plus connues
 
 
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Deux punaises se partageant une feuille d'ortie ; Deraeocoris ruber au-dessus et Heterotoma planicornis dessous.
 
 
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Punaise à pattes rousses Pentatoma rufipes.
 
 
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Punaise épineuse Picromerus bidens avec une proie
 
 
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Anthocoris nemorum, prédatrice présente dans les arbres et arbustes
 
 
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Orius majusculus qui se nourrit d'acariens et de thrips
 
 


Les punaises prédatrices

On compte plus de  30 000 espèces de punaises terrestres et aquatiques dans le monde. Parmi celles-ci certaines sont phytophages, comme la bien connue punaise verte, et d’autres sont prédatrices. Cette fiche se consacre aux punaises prédatrices qui peuvent se nourrir de psylles, de pucerons, d’acariens, de cochenilles, de cicadelles…

RECONNAITRE

Les punaises font partie de l’ordre des hémiptères et du sous-ordre des hétéroptères, "Heteroptera"  signifiant "ailes différentes" en latin. Les ailes antérieures (nommées hémélytres) sont coriaces à la base et membraneuses aux extrémités alors que les ailes postérieures sont complètement membraneuses. Les ailes des punaises sont superposées l’une sur l’autre et posées à plat sur leur corps.
Leur taille est variable selon les espèces, allant jusqu’à 10 mm. Les punaises sont de forme plus ou moins allongée, souvent triangulaire. Leur coloration varie également selon les espèces, du vert au brun tandis que certaines ont un dessin contrasté rouge et noir comme les réduves (par exemple Rhinocoris).
Elles sont nombreuses à produire une substance répulsive, leur servant de défense, à partir de glandes situées sur leur thorax. Leur appareil buccal est de type piqueur-suceur muni d’un rostre permettant de percer la peau de leurs proies.
Les punaises prédatrices appartiennent à différentes familles : les "punaises des fleurs" (Anthocorides – 500 espèces dans le monde), les "punaises des plantes" (Capsides ou Mirides), les Nabides ou encore les Pyrrhocorides.

Ne pas confondre

Avec 30 000 espèces de punaises dans le monde, il n’est pas toujours évident de distinguer une espèce d’une autre.
La punaise la plus connue est probablement le gendarme (Pyrrhocoris apterus) dont les couleurs rappellent les anciens uniformes de gendarmes. Ces punaises se nourrissent principalement de graines mais aussi d’œufs d’insectes ou d’insectes morts.
Les punaises prédatrices peuvent se retrouver dans la végétation haute ou basse à la recherche de leurs proies. En voici quelques espèces :
 

  • Punaise du peuplier (Phytocoris populi) qui mesure environ 6-7 mm et se trouve sur les troncs d’arbres feuillus. Elle se nourrit de petites larves, pucerons, psylles, acariens, moucherons,…
  • Punaise du noisetier (Phylus coryli) mesurant environ 5 mm et qui se retrouve sur noisetier et chêne. Elle se nourrit de petits insectes.
  • Punaise à pattes rousses (ou à pattes rouges) ou punaise des bois (Pentatoma rufipes), relativement répandue : assez grande, de 13 à 16 mm, brune avec des pattes rousses comme l’indique son nom. On la retrouve de la fin du printemps à l’automne sur divers arbres et arbustes où elle se nourrit de sèves ainsi que d’insectes.
  • Punaise épineuse (Picromerus bidens), prédatrice de cochenilles et larves de certains coléoptères, elle se reconnaît à ses deux épines situées latéralement à l’avant du corps.
  • Macrolophus pygmaeus (anciennement M. caliginosus) : vert clair, cette punaise mesure environ 3 mm à l'âge adulte. D’origine méditerranéenne, elle est prédatrice des aleurodes et dans une moindre mesure de thrips, de pucerons, d’acariens et d’œufs de lépidoptères.
  • Anthocoris nemorum : mesurant 4 mm, cette punaise fréquente sur arbres et buissons. Elle est prédatrice de pucerons, d’acariens, de psylles, de tenthrèdes et de petites chenilles.
  • Orius laevigatus, punaise prédatrice de petite taille (1-3 mm environ) qui se nourrit principalement de thrips et d’acariens.
  • Orius majusculus, punaise se nourrissant d’acariens et de thrips et plus vorace qu’O. laevigatus.
  • Nesidiocoris tenuis, elle mesure de 3 à 3.5 mm avec de très longues pattes et des yeux rouges. Cette punaise est naturellement présente dans le Sud de la France. Elle est utilisée contre la mineuse de la tomate Tuta absoluta ainsi que contre les mouches blanches.

Ces cinq dernières espèces de punaises sont naturellement présentes mais sont aussi élevées pour être utilisées en lutte biologique sous abri en France.

BIOLOGIE

Les punaises prédatrices se développent relativement rapidement, généralement en 2 à 3 semaines. Les premiers adultes peuvent être observés dans les jardins à partir d’avril/mai. Après l’accouplement, les femelles pondent entre 20 et 200 œufs selon les espèces (50 à 70 chez les gendarmes) sur les plantes ou dans les tissus des végétaux
Elles se nourrissent d’une grande variété d’insectes ravageurs comme les pucerons, les cochenilles, les psylles ou les acariens qu’ils soient au stade larvaire ou adulte. Grâce à leur rostre, les punaises prédatrices injectent des enzymes digestives qui paralysent la proie en liquéfiant leurs organes. Ces derniers sont ensuite aspirés. Certaines punaises prédatrices sont aussi intéressées par les plantes et peuvent causer quelques dégâts notamment sur les fruits. Les Mirides comme Lygus, aiment particulièrement les légumes et les fleurs.

ACCUEIL DANS LE JARDIN


  • Une partie des punaises prédatrices sont actives dans les vergers et les vignes. Elles pourront donc se retrouver dans les fruitiers mais aussi dans les arbres comme l’érable ou le frêne.
  • Pour accomplir leur cycle, elles doivent trouver des endroits pour pondre leurs œufs, laissez par exemple des tas de feuilles en place.

 
Sources: Noé Conservation, SNHF

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Re: les auxillières du jardin

Message  tipois le Mer 25 Mar - 8:40

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Ver de terre pénétrant dans le sol
 
 
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Ver de terre d'une belle longueur en pleine fuite
 
 
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Turricules de ver de terre
 
 
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Ver du fumier Eisenia fetida adulte et un cocon de cette même espèce
 
 
 


Les vers de terre

140 espèces de vers de terre sont présentes en France. Ils sont indispensables à la vie du sol et participent à la qualité de sa structure. Les vers de terre constituent la première biomasse animale terrestre. On en trouve en moyenne 1 tonne par hectare mais jusqu’à quatre fois plus selon les conditions du milieu, soit de 100 à 400 individus par mètre carré. Leur nombre peut chuter de manière importante si le sol est très piétiné (compacté).

RECONNAITRE

Les différents vers de terre se différencient par leur taille (de 10 à 30 cm), leur couleur (rosé à marron), leur mobilité et leur longévité (de 2 à 15 ans) mais aussi par leur alimentation. Selon leur nourriture, les vers se retrouvent à différents endroits dans le sol. En réalité l’appellation ver de terre comprend également des vers de surface, comme le ver du fumier (Eisenia foetida) qui est rouge tigré de gris ou de jaune. Ces vers, appelés "épigés", sont petits et fins (5 à 10 cm) et vivent dans la litière à la surface du sol. Les vers anéciques (de grande taille), comme le lombric terrestre (Lumbricus terrestris), sortent quant à eux de la terre pour chercher de la nourriture et l’enfouir dans le sol laissant derrière eux des tortillons caractéristiques. Dépourvus de pattes, les vers de terre sont composés d’anneaux successifs leur permettant de se déplacer.

BIOLOGIE

Les vers de terre sont hermaphrodites (à la fois mâle et femelle) et se reproduisent durant l’hiver en pondant leurs œufs dans les galeries qu’ils creusent ou à la surface du sol. La plupart d’entre eux a besoin de s’accoupler avec un individu de la même espèce.
Ils se nourrissent de matières organiques en décomposition ou de terre mélangée à de la matière organique du printemps à l’automne. Les matières ingurgitées sont broyées en particules fines grâce à leur système digestif. Les vers de terre remplissent plusieurs fonctions : ils améliorent l’aération, la structure et la stabilité du sol et permettent une meilleure disponibilité des nutriments répartis dans les différentes couches du sol.
Ils sont la proie de nombreux animaux comme les carabes, les hérissons, les merles ou encore les taupes mais aussi les poules.

ACCUEIL DANS LE JARDIN


  • Évitez d’utiliser des produits chimiques et adoptez des méthodes respectueuses de l’environnement.
  • Préférez travailler votre sol avec une fourche-bêche ou une grelinette afin d’éviter de broyer les vers de terre. Le labour et le bêchage sont en effet à l’origine de la réduction du nombre de vers de terre et de la destruction des œufs et des jeunes.
  • Paillez pour apporter de la matière organique ou laissez les feuilles mortes en surface car un couvert végétal hivernal permet de maintenir l’activité des vers à cette période de l’année.
  • Installez un compost dans lequel les vers de surface se développeront.

 
Sources: Noé Conservation, SNHF

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